Le CBD et ses potentielles applications anti-inflammatoires

Le CBD et ses potentielles applications anti-inflammatoires

Le CBD est régulièrement cité pour son action sur l’inflammation, via de nombreuses études plus ou moins récentes. Aujourd’hui utilisé par de nombreuses personnes pour cet aspect, nous avons réunis ici une petite dizaine de recherches scientifiques sur le sujet : Le CBD et ses potentielles applications anti-inflammatoires.

Qu’est ce que c’est ?

Tout d’abord, il est important de préciser ce qu’est l’inflammation. On peut citer deux aspects : inflammation chronique (inflammation à long terme causé par un agent exogène ou de multiples problèmes inflammatoires) et inflammation aiguë (issue d‘une maladie ou d’une blessure, de courte durée).  De nombreux médicaments sont utilisés pour lutter contre cette dernière : Aspirine, Ibuprofène, etc… Dans cet article, nous citions déjà l’utilisation par des professionnels du sport, du CBD pour pallier à l’un deux (cliquez ici) Cependant, l’ensemble de ces apports chimiques provoquent des effets secondaires chroniques et aigus (somnolence, diarrée, dépendance, etc..).

Comment agit-il ?

Dans une étude publiée en 2015, on peut déjà comprendre comment le CBD agit sur le phénomène d’inflammation : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27256343 . Le CBD, qui ne fonctionne pas comme les autres cannabinoïdes, interagit avec notre système endo-cannabinoïde. Il inhibe l’effet de l’interlekine pouvant provoquer l’inflammation, et stimule en même temps la cyotkine IL-10, qui est une substance permettant de contrer l’inflammation, tout en diminuant les cyotkine fastes, pouvant l’augmenter.

Le CBD et ses potentielles applications anti-inflammatoires

Quels sont ses effets potentiels ?

Il existe de nombreuses études récentes disponibles sur le sujet. La plus récente est cette étude publiée fin Août 2018 par l’équipe de Scientifique du Pr Elliott, de l’école de Médecine de l’Université de Caroline du Sud, Columbia, aux États-Unis (que nous avons déjà traduite et étudiée dans cet article). Dans un modèle murin de sclérose en plaques (SP), l’utilisation du cannabidiol (CBD) a ralenti la progression de la maladie, diminué l’infiltration de certaines cellules immunitaires (cellules T) dans le système nerveux central et réduit les taux de cytokines pro-inflammatoires (interleukine-17, interféron gamma). Le traitement avec du CBD a également entraîné une augmentation des cellules dites MDSC (cellules suppressives dérivées des cellules myéloïdes), qui inhibent la prolifération des cellules T. Les auteurs ont conclu que : “ces études démontrent pour la première fois que le traitement avec du CBD peut améliorer la Sclérose en Plaques grâce à l’induction de MDSC immunosuppresseur”. Nous reviendrons sur cette dernière dans la semaine.

Publiée en Décembre 2017 et réalisée au Canada, une autre étude à permis de mettre en valeur l’action anti-inflammatoire du CBD en réduisant l’nflammation et prévenant l’apparition des douleurs articulaires liée, dans un phénomène d’arthrose. Les chercheurs concluent :

« Les données présentées ici indiquent que l’administration locale de CBD a bloqué la douleur liée à l’arthrose. Le traitement prophylactique contre le CBD a empêché le développement ultérieur de douleurs et de lésions nerveuses dans ces articulations. Ces résultats suggèrent que le CBD pourrait être un traitement sûr et utile pour traiter les douleurs neuropathiques articulaires liées à l’arthrose. »

Une étude publiée en 2016 (et disponible en cliquant ici)et portant sur les effets du CBD sur des rats atteints d’arthrite a montré que l’application d’une crème de CBD réduisait considérablement le gonflement des articulations. Les chercheurs concluent ainsi :

«  l’application topique de CBD était un traitement efficace pour la douleur arthritique et les comportements connexes, ainsi que pour l’inflammation générale – sans aucun effet secondaire évident. »

Une étude réalisée en 2016 par l’Université du Kentucky a examiné les effets du CBD sur des rats arthritiques et a constaté que le composé réduit l’inflammation et la douleur globale.

En 2014, une étude avait déjà mise en valeur cette application topicale. Disponible en cliquant ici, cette étude de 2014 démontre  que le CBD, appliqué de façon locale, sur des sujet ayant des peaux touchées par l’acné, a permis de réduire l’inflammation des sébocytes formant le sébum, et donc diminué leur apparition.

Le CBD et ses potentielles applications anti-inflammatoires

Une étude publiée en 2013 sur des souris atteintes de pancréatite aiguë a montré que la mise en œuvre du CBD diminuait les activités enzymatiques ainsi que de nombreuses autres fonctions associées à la maladie. Les résultats ont démontrés que le CBD présentait des effets anti-inflammatoires élevés chez les souris atteintes de pancréatite aigue et, encore une fois, avec pratiquement aucun effet secondaire indésirable.

Cette même année 2013, l’équipe du Professeur Gomes à mis en valeur l’action du CBD sur les muscles : il a réduit la tension et la rigidité des muscles sur les sujets étudiés, ce qui pourrait être une application de plus pour les douleurs musculaires. Disponible ici (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23791616), on peut y voir les chercheurs conclure : « Ces résultats indiquent que le CBD peut atténuer la catalepsie causée par différents mécanismes (blocage D2, inhibition de NOS et agonisme CB1) via l’activation des récepteurs 5-HT1A, ce qui suggère qu’il pourrait être utile dans le traitement des troubles striataux. »

G.W. Booz de l’Université du Mississippi a réalisé une étude publiée en 2011 sur le CBD en tant que composé utile pour réduire l’impact de l’inflammation sur l’organisme. Son étude a révélé que le CBD avait en fait un impact considérable – à tel point qu’il était capable de réduire les risques de lésions organiques à long terme. On peut retrouver l’extrait complet en cliquant ici (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21238581).

Le CBD interagit avec les récepteurs de sérotonine et de vanilloïde dans le cerveau, qui affectent l’humeur et la perception de la douleur. Il a également des propriétés antioxydantes. L’Agence mondiale antidopage (AMA) a retiré le CBD de sa liste de substances interdites en janvier, ce qui a incité de nombreux athlètes professionnels, dont l’ultramoderne Avery Collins et la cycliste de montagne Teal Stetson-Lee, à éviter l’ibuprofène pour le CBD. Certains croient que c’est une alternative plus sûre aux analgésiques et aux anti-inflammatoires.

Le CBD et ses potentielles applications anti-inflammatoires

Compte tenu de ces effets, il n’est pas surprenant que de nombreux amateurs de conditionnement physique et les athlètes commencent à utiliser le CBD comme un outil de récupération d’entraînement. En effet, le CBD est de plus en plus populaire auprès des personnes qui suivent un entraînement intense, comme les combattants MMA, pour qui il peut réduire la douleur et la douleur post-entraînement, accélérer la guérison des blessures et améliorer le sommeil.

Ainsi, on peut voir que sur de nombreux aspects, le CBD à pu avoir des effets bénéfiques sur l’inflammation. Aujourd’hui utilisé par de nombreux sportifs, dont notre équipe de sportifs professionnels, et dans de nombreux domaines, le CBD se veut un agent prometteur dans les différentes molécules disponibles pour intervenir sur l’inflammation et ses douleurs associées.

Article rédigé par Hexagone Vert

 

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