L’apport oral de graisse peut augmenter de deux fois la biodisponibilité systémique du THC

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Peu d’études ont été réalisées sur la biodisponibilité des cannabinoïdes en fonction du sexe de l’individu ou encore des aliments consommés autour de la prise.  Ces informations sont très importantes pour les corps médicaux utilisant le cannabis médical. Récemment, des chercheurs canadiens ont pu mettre en valeur l’augmentation de cette biodisponibilité du THC lors d’une consommation de graisses. Zoom sur l’étude.

Récemment publiée, cette étude à pu être réalisée grâce à l’association de 3 établissements canadiens : Aurora Cannabis, MedReleaf, et la Faculté de Médecine de l’université d’Edmonton. Vous pouvez la retrouver en cliquant sur ce lien.

L’étude consistait en une enquête croisée à quatre volets, à dose unique, randomisée, en double aveugle. Des capsules de THC (1 ou 2 × 5 mg) ont été administrées à 28 adultes en bonne santé (13 femmes et 15 hommes) à jeun ou après un repas riche en graisses.

Des échantillons de sang ont été prélevés et les paramètres ont été déterminés par une analyse non compartimentée. Les événements indésirables (EI), la fonction cognitive (grâce à l’achèvement des tests de substitution de symboles numériques), la pression artérielle et la fréquence cardiaque ont également été enregistrés. 

La présence d’aliments riches en matières grasses a considérablement amélioré le délai de pic de concentration plasmatique (T max) et la zone sous la courbe (AUC0-24) pour le THC et le 11-OH-THC et a réduit le volume de distribution apparent du THC (V z / F) et jeu apparent (Cl / F).

En clair, en utilisant un apport de graisses (60 gr, composé d’oeuf, lait ou beurre ), la présence de THC dans la concentration sanguine à été augmentée : pour les doses de 5mg de THC, la biodisponibilité à augmenté de 2.7, et 2 pour les doses de 10mg de THC.

Les femmes avaient une concentration plasmatique maximale (C max) significativement plus élevée que les hommes après 5 mg de THC à jeun.

Aucun effet cardiovasculaire ou cognitif et seulement des effets légers (somnolence, fatigue et humeur euphorique) ont été signalés.

Ces résultats peuvent aider à éclairer les lignes directrices fournies par les organismes de santé gouvernants sur les effets du cannabis, tels que le délai d’apparition et la durée d’action, et aider les praticiens de la santé dans leurs pratiques de prescription. De plus, les doses utilisées dans cette étude sont sûres à considérer pour de futures études interventionnelles dans des conditions de maladie où le THC a démontré son efficacité thérapeutique.

Article rédigé par Hexagone Vert

La biodisponibilité systémique a augmenté de 2,7 pour la condition de 5 mg de THC et de 2,0 pour la condition de 10 mg de THC.

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