Compte rendu du 6eme Colloque UFCMED sur les cannabinoïdes en médecine – Le cannabis médical, d’Hippocrate aux neurosciences

Cannabis Medical

6ème Colloque International UFCMED

Avancée pharmacologiques et utilisations thérapeutiques des cannabinoïdes

Utilisation des cannabinoïdes en médecine

CBD France, le blog infos d’Hexagone Vert, était présent auprès de l’UFCMED. Voici un compte rendu de ce que nous avons pu retenir, en plusieurs parties.

2ème partie : Intervention du Lossignol (Belgique) sur le cannabis médical, d’Hippocrate aux neurosciences.

Dr Lossignol

Docteur Dominique Lossignol – Belgique

Institut Jules Bordel – Unité de soins supportifs et palliatifs de Bruxelles.

Le Cannabis médical, d’Hippocrate aux neurosciences.

Le Dr Lossignol ouvre son intervention en parlant des récepteurs sur lesquels agissent les cannabinoïdes : aucun récepteur du corps humain ne sert à rien.

LE CANNABIS MEDICAL DEPUIS DES MILLENAIRES

Disparu à partir des années 50, le cannabis médical a longtemps été utilisé des milliers d’années en arrière, puis a subi une diabolisation, contrairement à l’alcool et au tabac qui eux sont autorisés.

Le Dr Lossignol pense que la gestion de la douleur est mal pensée par le corps médical actuel : on estime encore que la douleur fait partie de la maladie, qu’elle est une indication car elle permet de ressentir les signaux négatifs du corps, et donc utile…. Pour eux, la résilience (le retour à l’état initial) n’est pas possible.

L’utilisation du Cannabis médical remonte à près de 4000 ans avant JC, en Chine par exemple, pour ses vertus anesthésiantes. Il a été commercialisé sur la route de la soie et ses vertus ont connus une diffusion planétaire. En Asie, au Moyen Age, il est principalement utilisé pour ses effets analgésique et anxiolytique, mais également en Europe, jusqu’au XIXème siècle.

Fumeuses hachish

Le Cannabis est une plante très intéressante d’un point de vue médicinal car elle apporte beaucoup de forme d’extraction et d’utilisation possible. Les docteurs sont dépourvus face aux connaissances techniques que demande cette plante, et le Dr Lossignol précise que certains patients en savent bien plus qu’eux.

ETAT ACTUEL

Concernant les décideurs, ils sont actuellement totalement ignorants de la question. Ils possèdent et diffusent toujours beaucoup de préjugés, et font appels à de faux experts non qualifiés dans cette spécialité complexe.

En Belgique, le Sativex n’est « prescrivable » qu’aux patients atteints de SEP seulement si ils souffrent également de spacicité, et à des prix exorbitants : on est donc la face à une médecine discriminante et non équitable. Le Dr Lossignol déplore le fait que le peu de médecins ayants participés à des études sur le cannabis ne soient jamais sollicité par les décideurs, et que les neurologues sont très peu réclamés pour le traitement de la douleur.

L’arrêté royale de 2015 autorisant l’usage de dérivés du THC, sous contrôle, a permis de changer un peu l’idée du cannabis medical. Le Dr Lossignol précise que le mode d’administration à une grande influence sur le pic d’activation des cannabinoïdes.

La découverte à la fin du XXème siècle du système de récepteurs utilisés par les cannabinoïdes, localisé sur le système nerveux et le système immunitaire, fut une grande avancée dans la démarche. L’oursin par exemple possède également ces récepteurs… Tout comme les mammifères.

RECHERCHES

La première substance cannabinoïde découverte fut l’anandamide : un neurotransmetteur cannabinoïde endogène (crée par le corps) présent dans le cerveau, chez l’homme comme l’animal, également présent en faible quantité dans le cacao.

Anandamine

A ce jour, aucune dose létale du cannabis n’a encore été prouvée. Alors comment peut-on encore affirmer que le Cannabis est dangereux ? Très peu de molécule ont été soumises à de tels tests, qu’a pu être soumis le Cannabis. Le cerveau est fait pour être heureux

Le Dr Lossignol précise que la fumée du cannabis est bien moins nocive que la fumée du tabac : de nombreuses études commanditées par les lobbys du tabac sont une déconstruction totale de la réalité.

La seule façon d’évaluer les effets du cannabis sont de se fier aux ressentis et retours du patient. Le Dr Lossignol poursuit en nous présentant l’étude Davison S . . JPSM Volume 41 , Issue 4 , Pages 768 – 778, concernant la pharmacologie du THC et du CBD :

THC CBD

Le serment d’Hippocrate consiste plus de nos jours en un serment d’Hypocrite.

CONCLUSION

Le cannabis médical:

  • est une option thérapeutique incontournable
  • son usage devrait être étendu
  • il doit être disponible (liberté thérapeutique)
  • sa régulation ne doit pas être une entorse à sa disponibilité
  • son usage doit être harmonisé par une législation nationale
  • sa légalisation récréative n’est pas nécessaire
  • il est trop ignoré des décideurs

Intervention du Dr Lossignol : http://www.7fm.be/index.php/podcasts/le-cannabis-therapeutique-professeur-dominique-lossignol-888

Compte rendu réalisé par CBD France https://www.facebook.com/cannabidiolfr/

 A venir : les autres comptes rendus des différentes conférences du colloque

 Retrouvez le site de l’Union Française des Cannabinoïdes en Médecine : http://www.ufcmed.org

 

 

Un commentaire sur “Compte rendu du 6eme Colloque UFCMED sur les cannabinoïdes en médecine – Le cannabis médical, d’Hippocrate aux neurosciences

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

-5% sur votre première commande
avec le code « bienvenue »

Lorem at consectetur justo Praesent mattis id suscipit Curabitur eleifend commodo