L’ opioïde est présent dans ce genre de médicaments sur le marché pharmaceutique américain: Aniléridine, Buprénorphin, Butorphanol, Carfentanil, Codéine, Diamorphine (héroïne), Dextropropoxyphène, Enképhalines, Endorphines, Fentanyl, Hydrocodone, Hydromorphone, Lopéramide, Méthadone, Morphine, Nalbuphine, Oxycodone, Oxymorphone, Pentazocine, Péthidine (mépéridine), Propoxyphène, Rémifentanil Sufentanil ,Tramadol. Les médecins prescrivent plus que ce qu’ils ne devraient Cependant, les médecins prescrivent régulièrement ces pilules pour 30 jours renouvelables. “L’ opioïde ne tue pas la douleur, elle tue les gens” explique Dr. Donald Teater, un Conseiller médical au Conseil de Sécurité. “Les intentions des médecins sont bonnes et ils veulent aider les patients, mais cette épidémie prouve que nous avons besoin de plus de connaissances si on veut traiter la douleur des patients et la guérir“, explique-t-il.
Lorsque les médecins refusent de prescrire de plus fortes doses, ou décident tout simplement d’arrêter de prescrire de genre de pilules, il n’y a aucune aide pour les patients maintenant dépendants à ce genre de drogues.
L’opioïde est considérée comme un médicament aux Etats-Unis, mais peut-être considérée comme une drogue dure dans d’autres. Cette drogue touche les Américains de tous bords sociaux. Ce reportage de Frontline, de la chaîne de télévision publique Américaine PBS explique que “la plupart des utilisateurs étaient des hommes et des femmes blanches, vivant dans de riches banlieues”.
Le reportage raconte le combat de Carrie, une mère au foyer, qui avait été prescrite de la vicodin après la naissance de son second enfant. Lorsque son ordonnance s’est arrêtée, elle est allée avoir un autre médecin, mentant sur sa condition pour avoir plus de pilules, augmentant à chaque fois la dose. Elle allait dans différentes villes, différentes pharmacies pour ne jamais se faire repérer et sans réaliser après quelques années, que son addiction était en train de la détruire, “je prenais entre 300 et 400 pilules par mois,” explique-t-elle dans le reportage. Ce qui a commencé par de simples antidouleurs après un accouchement s’est rapidement transformée en addiction aux drogues dures, lorsque les pilules n’étaient plus suffisantes.
Pendant des années, sa famille ne s’est rendu compte de rien, alors qu’elle consumait entre 40 et 50 pilules par jour. “Personne ne m’a jamais dit que ça allait me rendre malade le jour où j’ai essayé d’arrêter ces médicaments“ dit-elle. Carrie était dépendante et avait tous les symptômes d’un junkie essayant d’arrêter la cocaïne ou l’héroïne, prouvant à quel point l’opioïde peut être additif. Son seul but était devenu de trouver de quoi la faire sentir mieux, antidouleurs ou pas. C’est comme cela que Carrie a commencé les drogues dures, cela lui donnait les mêmes effets que les médicaments.
Carrie, Frontline

Overdose d’opioide – Photo/YIPA
“Pendant Opioid and Heroin Epidemic Awareness week, nous devons nous souvenir de ceux que nous avons perdus à cause de l’utilisation de l’opioïde, et nous devons de soutenir les personnes courageuses qui veulent s’en sortir, et nous reconnaissons l’importance de cette épidémie,“ a expliqué la Maison-Blanche ce jour-là. Clementine Boyer Duroselle Un grand merci au journaliste Clementine Boyer pour cet article.
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