Compte rendu du 6ème Colloque UFCMED sur les cannabinoïdes en médecine – 1ère partie

Compte rendu colloque UFCM 1ère partie

6eme Colloque International UFCMED

 Compte rendu colloque UFCM 1ère partie

Avancée pharmacologiques et utilisations thérapeutiques des cannabinoïdes

 

Utilisation des cannabinoïdes en médecine

 

CBD France, le blog infos d’Hexagone Vert, était présent auprès de l’UFCMED. Voici un compte rendu de ce que nous avons pu retenir, en plusieurs parties.

 

Compte rendu colloque UFCM 1ère partie

 

1ère partie : Ouverture et intervention du professeur MEIRI sur l’action du cannabis sur les cellules cancéreuses.

Colloque UFC MED Cannabinoides en medecine 2017

Ouverture 9h00 :

  • Mr RAMBAUD Bertrand (UFCMED Président) : Pour ouvrir ce colloque, Bertrand rappelle l’état du cannabis médical en France, et décrit les propositions réalisées quand au projet de loi sur la contraventionnalisation : mettre en place une dérogation pour les patients utilisant le cannabis à des fins médicales. Il conclue sur une réflexion : la contraventionnalisation n’est-elle pas en somme la création d’un fichier d’utilisateur du cannabis en France ? Après une contravention, vous serez passible de repasser dans le système tribunal.

Bertrand RAMBAUD UFCMED

  • Dr ZORN Anny (ACTION SIDA VILLE Présidente) : Le Docteur Anny remercie l’engagement de l’UFCMED nous permettant de disposer d’intervention de biologistes, agronomes, pharmaciens, infirmiers, docteurs, professeurs, consommateurs …. depuis de nombreuses années. Elle rappelle également que de plus en plus de patients demandent à leurs docteurs un accès au cannabis médical. Ces derniers étant à l’écoute des patients, une prise de conscience générale semble avoir lieu dans le pays.
  • Professeur BOURDEL Line (Directrice adjointe de la faculté de Pharmacie de Strasbourg) : Le Professeur BOURDEL salut les organisateurs du colloque en qualifiant cette démarche de ‘combat exceptionnel’, pleine ‘d’admiration’. Quel plaisir d’entendre ces mots de la part d’une référence de la pharmacie en France. Elle remercie Mr RAMBAUD et Dr ZORN, en restant admirative devant les actions réalisées par leurs associations respectives. Elle remercie les participants d’étre présent dans l’amphi Pasteur en citant Camu : « Chacun fait ce qu’il peut, mais tout ce qu’il peut ».
  • Jacques (Trésorier UFCMED préparant un Master Neurosciences) : présentation des intervenants.

Professeur David MEIRI – Israel ( http://dmeiri.net.technion.ac.il/ )

Biochimiste et Biotechnologiste végétal, Institut de Technologie.

Personnalisation de traitement à base d’extrait de Cannabis pour les malades atteints du cancer.

Professeur MEIRI Israel - cannabis et celulles cancereuses

RECHERCHES SUR L’EFFET DU CANNABIS SUR LES CELLULES CANCEREUSES

Professeur MEIRI est un des experts actuels sur les recherches de l’effet du cannabis sur les cellules cancéreuses. A la pointe de la technologie, son laboratoire récemment crée emploie une trentaine de personnes. En cultivant des cellules cancéreuses dans des petits plats, différentes souches de cannabis sont appliquées sur différents types de cancer.

Avec près de 200 souches de cannabis différentes, le professeur MEIRI a pu constater des effets très bénéfiques sur ces cellules. Mais ses recherches lui ont permises d’arriver à une constatation : pour un type de cancer, une souche de cannabis aura un effet qu’elle n’aura pas forcement sur un autre type de cancer. De plus, seuls les 5 cannabinoïdes importants sont analysés, mais le cannabis en contient 144 : chaque souche contient une combinaison de cannabinoïdes (quantitativement et qualitativement) propre, et donc un effet totalement différent.

Arrivant à cette constations, Professeur MEIRI à fait part à son mentor, le Professeur MECHOULAM : ce dernier lui a répondu que ce n’était que la partie immergée de l’iceberg : le cannabis n’est pas une simple plante, mais contient une multitude de variétés et de combinaison de composition possibles, ayant chacun des effets spécifiques. Il est donc plus qu’important de pouvoir définir la composition précise d’une souche pour pouvoir évaluer ses effets et pouvoir la comparer aux autres. Chaque combinaison de cannabinoïdes et de taux de cannabinoïdes rend une souche et ses effets uniques.

Le THC et le CBD sont particulièrement étudiés, mais ils n’ont dans certains cas que très peu d’effet sur certaines pathologies. Il est donc nécessaire de prendre en compte la totalité des cannabinoïdes et terpènes d’une souche pour pouvoir réaliser des essais cliniques adaptés. Certaines souches semblent avoir des effets d’éradication de certains types de cellules cancéreuses (les études effectués sur les rats et les derniers essais cliniques sont citées) : il est donc primordial de définir la meilleure souche pour un type particulier de cancer.

En continuant ses recherches, l’équipe du professeur MEIRI a constaté que le CBG extrait à l’éthanol avait eu un effet important sur les cellules d’un certain type de cancer, contrairement à son extraction par CO2. Une nouvelle constatation s’imposait : en fonction de la méthode d’extraction d’un cannabinoïde, ses effets seront différents.

Ensuite, il a permis de dégager encore d’autres indications : selon sa décarboxylation ou non, le THC sera également différent : le THC et le THC-a n’ont pas les mêmes effets sur le corps. Ainsi, on peut rajouter un dernier facteur dans l’effet d’un cannabinoïdes : sa méthode d’utilisation ! Qu’il soit activé ou non, vaporisé, ingéré, …, un cannabinoïde verra son efficacité modifiée.

Ces études permettent de conclure sur une chose : il existe une multitude de facteurs influant sur les effets des cannabinoïdes : leur souche, leur association avec les autres cannabinoïdes et terpènes, leur méthode d’extraction et leur méthode d’utilisation. Il faut donc mettre en place des essais cliniques nombreux et articulés afin de pouvoir dégager au mieux l’influence d’un cannabinoïdes sur telle ou telle pathologie.

EPILEPSIE GRAVE INFANTILE

Le professeur MEIRI continue son intervention en exposant les différentes études qu’il a pu mener sur l’effet du cannabis médical sur l’épilepsie graves chez les enfants, en Israël. Pour pouvoir intégrer un enfant à une étude de la sorte, il faut qu’il ai essayé tous les médicaments déjà disponibles dans la pharmacopée israélienne . Certains de ces enfants ont près de 50 à 100 crises par jour.

En utilisant des produits comportant du CBD en grande quantité, et une petite quantité de THC, son équipe à pu constater des résultats très prometteurs : 36% des enfants ont perçus une baisse très importante du nombre de leur crises, et certains d’entre eux une disparition totale. Cependant, pour 64 % d’entre eux, aucun effets bénéfiques n’ont été perçus : les souches utilisés, plus ancienne, ont été sélectionnées arbitrairement, et sans raison apparentes. Il est donc important de pouvoir réaliser ce type d’essais avec les souches les plus adaptées possibles. Il note qu’il est assez comique dans le milieu des études de cannabis d’étudier d’abord les effets sur les patients avant de mettre en place des essais cliniques….

Le Professeur MEIRI précise donc qu’on ne traite pas simplement une pathologie avec du cannabis, qui n’est pas un nom générique, mais avec une souche bien spécifique. Pour ces 64 % d’enfants sur lesquelles les souches sélectionnées n’ont pas eu d’effets, il faudrait définir en amont différentes souches afin de pouvoir évaluer leurs effets qui seront totalement différents des souches utilisées pendant ces premières études. Pour lui, la situation est devenue ridicule : ni les prescripteurs, ni les familles ne savent quelles souches utiliser. Près de 30 000 patients reçoivent du cannabis médical en Israël pour traiter des cancers, et personne ne sait exactement ce qu’on leur donne. Il ya donc un gros travail d’amélioration à réaliser, et il essai de conseiller au mieux ces prescripteurs en étudiant les effets des différentes souches disponibles.

BASES DE DONNEES

Dans un projet récent, le Professeur MEIRI mets en place une base de données, réalisées grâce à une levée de fond qui à dépassé toutes ses espérances. Le but est d’analyser et d’identifier tous les composants et les profils possibles de la plante de cannabis. L’ensemble des patients sont suivis et étudiés, afin de comprendre plusieurs aspects : les interactions entre pathologie (un individu X avec une pathologie Y et Z répondra d’une façon différente à une même souche avec une pathologie Y et R par exemple), et la façon d’adapter au bon patient la bonne souche de cannabis, dans le futur.

Ainsi, près de 2300 patients suivent des essais cliniques au sein de cette démarche, et l’équipe reçoivent en plus près de 1600 patients ‘généraux’. Près de 30 nouveaux patients arrivent chaque jour. Concernant les enfants autistes suivis, 80% de réussite sur les 100 patients à ce jour. Professeur MEIRI ajoute que plus on est jeune, plus on a de chances de succès : il a pu remarquer que les personnes plus âgées laissait tomber rapidement le cannabis médical si les effets escomptés étaient peu ou pas au rendez vous : les jeunes ont effets plus tendance à continuer leur expérience malgré les échecs sur ce sujet.

De nombreux essais cliniques sont réalisés en Israël, et de nombreux résultats d’essai sont importés et utilisés, particulièrement du Canada, Usa, … L’objectif final est de disposer d’une base de données présentant les combinaisons de chaque souche avec leurs effets potentiels sur des pathologies complexes et associées.

 

Retrouvez le site du laboratoire du Professeur MEIRI : http://dmeiri.net.technion.ac.il/

Compte rendu réalisé par CBD France https://www.facebook.com/cannabidiolfr/

A venir : les autres comptes rendus des différentes conférences du colloque

Retrouvez le site de l’Union Française des Cannabinoïdes en Médecine : http://www.ufcmed.org

Retrouvez le site d’Action Sida Ville : http://www.action-sida-ville.com/

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